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LMNP : définition, fonctionnement et conditions (2026)

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LMNP définition et fonctionnement

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A retenir

  • Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet à tout particulier de louer un logement meublé en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse sur ses loyers.
  • Conditions : vous restez LMNP tant que vos recettes locatives ne dépassent pas 23 000 €/an ou restent inférieures aux autres revenus d’activité de votre foyer. Vous ne basculez en LMP que si ces deux conditions sont dépassées simultanément.
  • Deux régimes fiscaux au choix :
    • le micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes (30 % pour les meublés de tourisme non classés), applicable jusqu’à 83 600 €/an (15 000 € pour les meublés non classés) ;
    • le régime réel : option ouverte à tous, permettant de déduire les charges réelles et d’amortir le bien (25 à 40 ans) et le mobilier (5 à 10 ans) — souvent le plus avantageux.
  • Loi de finances 2025 : pour toute vente réalisée depuis le 15 février 2025, les amortissements du bâti sont réintégrés dans le calcul de la plus-value (résidences de services étudiantes, seniors et EHPAD exclues).
  • Prélèvements sociaux : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, vos revenus locatifs LMNP sont soumis à 18,6 % de prélèvements sociaux (contre 17,2 % auparavant), du fait de la hausse de la CSG. La plus-value de cession, elle, reste à 17,2 %.
  • Obligations déclaratives : revenus à reporter sur le formulaire 2042-C PRO ; déclaration initiale de CFE (formulaire 1447-C SD) avant le 31 décembre de la première année, puis déclaration annuelle.

Qu’est-ce que la LMNP ?

Le LMNP, ou loueur en meublé non professionnel, est un statut fiscal qui permet à tout particulier de louer un logement meublé en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse sur les loyers perçus. C’est aujourd’hui l’un des cadres les plus utilisés pour investir dans l’immobilier locatif en France et l’un des plus anciens, puisqu’il existe depuis 1949.

Concrètement, le statut LMNP s’applique dès lors que vous louez un bien meublé (par opposition à une location nue) et que cette activité reste non professionnelle. 

Son intérêt tient à sa fiscalité. Les loyers d’une location meublée sont imposés dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux), ce qui vous ouvre le choix entre deux régimes : le micro-BIC, avec un abattement forfaitaire, ou le régime réel, qui permet de déduire vos charges et d’amortir le bien. C’est ce second régime qui fait la force du LMNP : bien utilisé, l’amortissement permet souvent de réduire fortement, voire d’annuler, l’impôt sur vos loyers pendant plusieurs années.

Le LMNP couvre plusieurs formes de location : meublé classique en longue durée, location saisonnière ou investissement en résidence de services, que nous détaillons plus bas. Pensé comme un placement de moyen à long terme, l’investissement LMNP constitue une stratégie fréquemment choisie pour se constituer un patrimoine et préparer sa retraite.

Quels sont les principaux avantages du statut LMNP ?

Les avantages fiscaux

Le statut de Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) offre plusieurs avantages fiscaux majeurs pour les investisseurs.

L'amortissement déductible

Tout d’abord, l’amortissement permet de réduire la base imposable en déduisant la valeur du bien immobilier et de ses équipements sur une période définie, optimisant ainsi la fiscalité sur les revenus locatifs. En effet, plus la valeur du bien diminuera avec le temps et plus la base imposable diminuera également.

La déduction des charges

Ensuite, la déduction des charges est un autre atout majeur en matière de fiscalité. En effet, sous le régime réel du statut LMNP, il est possible de déduire l’ensemble des dépenses liées à la location, telles que les frais de gestion, les intérêts d’emprunt ou encore les travaux d’entretien.

En savoir plus sur les charges déductibles en LMNP.

La possibilité de récupérer la TVA

Enfin, pour ceux qui investissent dans des résidences de services (résidence étudiante ou résidence sénior par exemple), la récupération de la TVA est un avantage supplémentaire. Cela signifie que le propriétaire peut récupérer la TVA versée lors de l’achat du bien, réduisant ainsi le coût total de l’investissement.

Les autres avantages

Au-delà des avantages fiscaux, le statut de Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) présente d’autres atouts non négligeables.

La simplicité administrative

L’un des principaux est la simplicité administrative associée à ce statut, rendant la gestion et la déclaration des revenus plus aisée pour les propriétaires.

La tranquillité d'esprit

Pour ceux qui choisissent d’investir dans une résidence de services, un autre avantage majeur est la garantie des revenus. En effet, la société de gestion de la résidence a l’obligation de reverser les loyers au propriétaire chaque mois et ce même si le logement n’est pas loué. La société de gestion et le propriétaire sont liés via un bail commercial qui dure très souvent 9 ans. De plus, la gestion locative du bien est également prise en charge par cette même société, offrant ainsi une tranquillité d’esprit aux investisseurs.

La revente

Enfin, la revente du bien immobilier sous le statut LMNP peut souvent conduire à une plus-value. Cette plus-value, sous certaines conditions, peut être exonérée d’impôt, rendant l’investissement encore plus attractif à long terme.

Investir sur tout le territoire

L’investissement dans le meublé en non professionnel n’est pas concerné par le zonage ABC, qui catégorise les communes selon leur niveau de tension locative. Vous pouvez investir en LMNP sur l’ensemble du territoire, à condition que vos revenus locatifs ne dépassent pas 23 000 €/an.

Facilité pour la transmission

L’investissement immobilier en LMNP constitue une stratégie intéressante pour alléger la charge fiscale de vos héritiers lors d’une donation ou d’une succession. En effet, la transmission d’un bien sous ce statut permet d’éviter l’imposition sur la plus-value.

Investir à plusieurs

Le statut LMNP n’est pas réservé à l’investisseur seul : vous pouvez tout à fait acquérir un bien meublé à deux, en couple ou en famille. Selon le mode de détention retenu :indivision ou SARL de famille, les règles fiscales et la répartition des revenus diffèrent sensiblement. Si cette configuration vous concerne, notre guide pour investir à plusieurs en LMNP détaille les options et leurs implications.

Sous quelles conditions peut-on bénéficier du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) ?

Quels sont les types de biens éligibles en LMNP ?

  1. Les meublés classiques : Ces biens doivent être équipés de manière adéquate pour répondre aux critères de décence et d’ameublement définis par la loi. Ils peuvent être anciens ou neufs.
  2. Les meublés de tourisme : Il s’agit des locations saisonnières de type Airbnb, les gîtes ruraux ou encore les chambres d’hôtes.
  3. Les biens en résidence de services : Ces résidences peuvent être des résidences étudiantes, des résidences seniors ou des résidences de tourisme. Pour acquérir un bien dans ce type de résidence, il faut signer un bail commercial avec l’exploitant.

    Le bail commercial offre une garantie supplémentaire au propriétaire : la garantie de toucher ses loyers pendant toute la durée du bail (généralement 10 ans) et ce même si le bien n’est pas loué.

Quelle est la liste des meubles obligatoires dans un logement meublé ?

Le décret n°2015-981 du 31 juillet 2015 défini une liste obligatoire pour qu’un bien immobilier mise en location soit déclaré comme meublé. 

  • Table
  • Sièges
  • Etagères de rangement
  • Literie : couette ou couverture en supplément
  • Luminaires
  • Volets et/ou rideaux pour les chambres
  • Matériel pour l’entretien ménager : aspirateur, balai, serpillère, etc.
  • Electroménager : plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur et congélateur
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Comment devenir LMNP ?

Vous êtes propriétaire d’un logement meublé et vous vous demandez qui peut faire du LMNP et comment obtenir le statut LMNP ? Pour bénéficier du statut LMNP vous devez respecter les conditions suivantes :

  • Il doit louer un bien meublé ou le faire meubler
  • Ses revenus locatifs ne doivent pas dépasser 23 000€ ou 50% de ses revenus annuels globaux
  • Il ne doit pas être inscrit au registre du commerce sous le statut de loueur en meublé professionnel (LMP)
  • Pour récupérer la TVA, le propriétaire doit obligatoirement avoir investi dans une résidence services neuve
  • Pour investir dans une résidence service, le propriétaire doit forcément signer un bail commercial avec un gestionnaire de résidence

À lire également, notre guide complet sur les conditions pour obtenir le statut LMNP.

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Quelle est la fiscalité du statut LMNP ?

La fiscalité est souvent ce qui intimide le plus au moment de se lancer. Bonne nouvelle : en LMNP, elle repose sur une seule décision. En effet, les loyers que vous percevez sont imposés dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et non dans celle des revenus fonciers comme en location nue. Ce rattachement aux BIC vous laisse le choix entre deux régimes : le micro-BIC et le régime réel. C’est ce choix et lui seul, qui détermine l’essentiel de votre avantage fiscal.

Le régime micro-BIC

Le micro-BIC est le régime appliqué par défaut, conçu pour la simplicité. Vous déclarez uniquement vos recettes locatives brutes, et l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire censé couvrir vos charges, sans aucune comptabilité à tenir.

  • Seuils de recettes : le micro-BIC s’applique tant que vos recettes annuelles ne dépassent pas 83 600 € pour un meublé classique en longue durée ou un meublé de tourisme classé (seuil des revenus 2026 à 2028, contre 77 700 € pour les revenus 2025). Ce plafond descend à 15 000 € pour un meublé de tourisme non classé.
  • Abattement forfaitaire : 50 % des recettes pour un meublé classique ou classé, 30 % seulement pour un meublé de tourisme non classé — avec un minimum de 305 €.
  • Simplicité administrative : pas de justificatifs, pas de comptabilité détaillée. Vous déclarez vos recettes, l’abattement se calcule seul.
  • Sa limite : vous ne pouvez ni déduire vos charges réelles, ni amortir le bien. Dès que vos charges et amortissements dépasseraient l’abattement, le micro-BIC vous fait payer trop d’impôt.

Le régime réel simplifié 

Contrairement à une idée reçue, le régime réel n’est pas réservé aux gros loyers : c’est une option ouverte à tous les LMNP, que la plupart des investisseurs choisissent volontairement, souvent dès le départ, parce qu’elle est bien plus avantageuse. Elle ne devient obligatoire qu’au-delà des seuils du micro-BIC.

  • Déduction des charges réelles : vous déduisez toutes les dépenses liées à la location : intérêts d’emprunt, taxe foncière, charges de copropriété, assurances, frais de gestion, travaux d’entretien, honoraires de comptable, etc.
  • Amortissement du bien : vous déduisez aussi, chaque année, une part de la valeur du bien (hors terrain), du mobilier et de certains travaux. C’est le vrai moteur du LMNP : bien utilisé, il permet souvent de ne payer aucun impôt sur vos loyers pendant plusieurs années (nous détaillons ce mécanisme dans la section consacrée à l’amortissement LMNP).
  • Sa contrepartie : le réel demande une comptabilité plus rigoureuse (dite « d’engagement ») et le dépôt d’une liasse fiscale chaque année. C’est précisément là qu’un expert-comptable spécialisé vous fait gagner du temps et sécurise vos amortissements.

Micro-BIC ou régime réel : le comparatif

Micro-BIC Régime réel
Calcul du résultat
Recettes − abattement (50 % ou 30 %)
Recettes − charges réelles − amortissements
Comptabilité
Aucune
Comptabilité d'engagement + liasse fiscale
Amortissement
Impossible
Oui (bien, mobilier, travaux)
Déficit reportable
Impossible
Oui, sur les bénéfices LMNP pendant 10 ans
Idéal si…
Peu de charges, gestion simple
Crédit, travaux, mobilier, optimisation long terme

Comment choisir votre régime ?

La règle est plus simple qu’il n’y paraît : dès que le total de vos charges réelles + amortissements dépasse l’abattement du micro-BIC (50 % de vos recettes dans le cas courant), le régime réel devient plus intéressant. En pratique, c’est presque toujours le cas lorsque votre bien est financé à crédit, comporte des travaux ou un mobilier conséquent, soit la grande majorité des projets. Le micro-BIC, lui, garde son intérêt pour un bien détenu sans emprunt et générant peu de charges, ou si vous privilégiez la simplicité avant l’optimisation.

Chaque situation étant différente, l’idéal reste de comparer les deux régimes chiffres en main. Pour aller plus loin, retrouvez tout sur notre page dédiée à la fiscalité LMNP.

Bon à savoir

La loi de Finances 2025 impose depuis le 1er mars de cette même année, la réintégration des amortissements déduits sur les biens en LMNP dans le calcul de la plus-value, augmentant ainsi l’imposition lors de la revente (19 % d’IR et 17,2 % de prélèvements sociaux, auxquels peut s’ajouter une taxe supplémentaire pour les plus-values supérieures à 50 000 €).

Les locations de courte durée (type Airbnb), les locations meublées classiques (neuf ou ancien) et les résidences de tourisme sont impactées par cette réforme, tandis que certaines résidences de services (étudiantes, seniors, EHPAD, établissements pour personnes handicapées) en sont exclues.

L'amortissement en LMNP

L’amortissement est le mécanisme le plus puissant du LMNP au régime réel et aussi le plus mal compris. Prenons le temps de l’expliquer simplement, car c’est souvent lui qui fait toute la différence entre payer beaucoup d’impôt sur vos loyer ou n’en payer aucun pendant des années.

Le principe de l'amortissement

Un bien immobilier et son mobilier se dégradent avec le temps : c’est ce qu’on appelle la dépréciation. L’amortissement consiste à traduire cette perte de valeur en une charge déductible de vos revenus locatifs, chaque année, sans que vous ayez la moindre dépense à sortir de votre poche.

Concrètement, vous déduisez une fraction de la valeur de votre bien de vos loyers imposables. Ajoutée à vos charges réelles (intérêts d’emprunt, taxe foncière, frais de gestion…), cette déduction vient réduire, voire annuler, votre résultat imposable. C’est ainsi qu’un investisseur au régime réel peut percevoir des loyers tout en étant très peu, ou pas du tout, imposé pendant plusieurs années.

Un point important à connaître : l’amortissement ne peut pas créer de déficit. Il est plafonné au montant qui ramène votre résultat à zéro. La part d’amortissement que vous n’avez pas pu utiliser une année n’est pas perdue pour autant : elle est reportée sans limite de durée sur vos futurs bénéfices (on parle d’amortissements réputés différés).

Ce qui est amortissable… et ce qui ne l'est pas

Tout ne s’amortit pas. Voici la règle, sans zone d’ombre :

Amortissable :

  • le bâti, c’est-à-dire la construction elle-même (murs, toiture, façade, installations techniques…) ;
  • le mobilier et les équipements (literie, électroménager, cuisine équipée, meubles) ;
  • certains travaux d’amélioration et d’agencement ;
  • les frais d’acquisition (frais de notaire, commission d’agence), que vous pouvez amortir ou déduire immédiatement.

Non amortissable :

  • le terrain, car il ne se déprécie pas avec le temps. Sa valeur (généralement estimée entre 10 % et 20 % du prix du bien) est donc retirée de la base amortissable.

À noter, et nous y reviendrons dans la section consacrée à la revente : depuis la loi de finances 2025, seuls les amortissements du bâti sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente. Les amortissements du mobilier, eux, y échappent. Cette distinction a son importance pour votre stratégie à long terme.

Sur quelle durée amortit-on ?

L’amortissement se calcule par composants, chacun ayant sa propre durée de vie. En pratique, cela se traduit par les fourchettes suivantes :

Élément Durée d'amortissement indicative Rythme annuel approximatif
Bâti (construction)
25 à 40 ans
2,5 % à 4 % par an
Composants (toiture, façade, installations)
15 à 25 ans
4 % à 6,7 % par an
Mobilier et équipements
5 à 10 ans
10 % à 20 % par an
Travaux d'amélioration
10 à 20 ans selon la nature
variable

Ces durées ne sont pas figées au hasard : elles doivent refléter la durée réelle d’utilisation de chaque élément, et c’est précisément le rôle de votre expert-comptable de les déterminer avec justesse. Une ventilation bien construite, c’est l’assurance d’optimiser votre fiscalité tout en restant parfaitement dans les règles.

Quels sont les avantages de la location meublée par rapport à la location vide ?

Vous vous demandez s’il vaut mieux investir en LMNP plutôt que dans une location nue ? En matière de fiscalité les avantages sont très différents. 

Micro-foncier vs micro-BIC 

En location vide, il est possible de de bénéficier du régime micro-foncier à condition que les recettes annuelles ne dépassent pas 15 000€. Si cette condition est respectée, le propriétaire bénéficie d’un abattement forfaitaire de 30% seulement, tandis qu’en meublé l’abattement est de 50% (hors meublé touristique non classé).

Réel foncier vs réel BIC

Au niveau du régime réel, l’écart se creuse d’avantage. En effet, en foncier il n’est pas possible de déduire ses charges réels ni d’amortir son bien, sauf en cas de travaux d’entretien ou d’amélioration du bien. En meublé à l’inverse, la déduction des frais réels et les amortissements, permettent souvent au propriétaire investisseur de ne pas payer d’impôt sur ses recettes pendant plusieurs années.

Comparatif : Investir en LMNP dans le neuf vs dans l'ancien

La revente en LMNP : plus-value et réforme des amortissements

La revente est une étape qu’on anticipe rarement au moment d’investir et pourtant, depuis 2025, c’est probablement le sujet qui a le plus évolué pour les LMNP. Voici ce qu’il faut comprendre pour aborder votre sortie sereinement, sans mauvaise surprise.

Le régime des plus-values des particuliers

Lorsque vous revendez un bien détenu en LMNP, la plus-value réalisée (la différence entre le prix de vente et le prix d’achat) relève du régime des plus-values immobilières des particuliers, le même que pour une résidence secondaire ou un logement loué vide. C’est une différence majeure avec le statut LMP, qui relève, lui, des plus-values professionnelles.

Cette plus-value est imposée à deux niveaux :

  • 19 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux.

Bon à savoir : contrairement à vos revenus locatifs, votre plus-value de cession n’est pas concernée par la hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % entrée en vigueur en 2026. Les plus-values immobilières restent à 17,2 %. Une surtaxe supplémentaire s’applique par ailleurs pour les plus-values imposables dépassant 50 000 €.

La réintégration des amortissements depuis le 15 février 2025

C’est le grand changement, et celui que beaucoup d’investisseurs n’ont pas encore anticipé. Jusqu’en 2025, le LMNP au régime réel offrait un double avantage unique : vous déduisiez des amortissements pour effacer l’impôt sur vos loyers pendant la détention et ces mêmes amortissements n’avaient aucune incidence sur le calcul de la plus-value à la revente.

L’article 84 de la loi de finances 2025 (loi n°2025-127 du 14 février 2025) a mis fin à ce second avantage. Pour toute vente réalisée à compter du 15 février 2025, les amortissements déduits pendant la location viennent minorer le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value. Mécaniquement, la plus-value imposable augmente.

Le calcul devient le suivant :

Plus-value brute = Prix de cession − (Prix d’acquisition − amortissements du bâti déduits)

Deux précisions essentielles :

  • Seuls les amortissements du bâti sont réintégrés. Les amortissements du mobilier et les amortissements réputés différés (ARD) échappent à la réintégration. C’est pourquoi la ventilation bâti / mobilier réalisée par votre comptable prend ici toute son importance.
  • Tous les amortissements depuis l’acquisition sont concernés, pas seulement ceux pratiqués après 2025. Une réponse ministérielle publiée le 24 mars 2026 a confirmé cette lecture : dès lors que la vente intervient après le 15 février 2025, l’ensemble des amortissements déduits depuis l’origine sont réintégrés, quelle que soit la date de mise en location.

Prenons un exemple simple. Vous achetez un bien 200 000 €, vous déduisez 40 000 € d’amortissements du bâti pendant la détention, puis vous le revendez 250 000 €.

Avant la réforme, votre plus-value brute était de 50 000 € (250 000 − 200 000).

Depuis la réforme, elle est de 90 000 € : 250 000 − (200 000 − 40 000). L’écart est réel, et mérite d’être anticipé bien avant la vente.

Les résidences de services exclues de la réforme

Toutes les locations meublées ne sont pas logées à la même enseigne. La réforme épargne expressément certaines résidences de services : résidences étudiantes, résidences seniors, EHPAD et établissements pour personnes âgées ou handicapées. Pour ces biens, les amortissements ne sont pas réintégrés dans la plus-value, l’avantage historique du LMNP y reste donc pleinement intact. En revanche, les résidences de tourisme, elles, sont bien concernées par la réintégration, au même titre que les meublés classiques et les locations de courte durée.

C’est précisément le positionnement de Maslow. En investissant dans l’une de nos résidences étudiantes, gérées par notre partenaire Les Belles Années, vous bénéficiez du statut LMNP tout en échappant à cette réforme de la plus-value. Vous conservez ainsi l’optimisation fiscale du régime réel pendant la détention et à la revente le tout via un bail commercial clé en main, sans les contraintes de la gestion locative.

L'exonération progressive selon la durée de détention

Autre point rassurant, et qui n’a pas changé : plus vous conservez votre bien longtemps, moins vous êtes imposé sur la plus-value, grâce aux abattements pour durée de détention. Deux calendriers distincts s’appliquent :

Exonération d'impôt sur le revenu (19 %) Exonération des prélèvements sociaux (17,2 %)
Durée pour l'exonération totale
22 ans de détention
30 ans de détention
Rythme
Abattement progressif de la 6ᵉ à la 22ᵉ année
Abattement progressif de la 6ᵉ à la 30ᵉ année

Autrement dit, au-delà de 22 ans de détention, vous ne payez plus d’impôt sur le revenu sur votre plus-value ; au-delà de 30 ans, l’exonération est totale, prélèvements sociaux compris. La réintégration des amortissements ne supprime pas ces abattements : elle augmente la base de départ, mais celle-ci reste réduite par la durée de détention.

Parole d'expert : Location meublée longue durée vs location saisonnière Airbnb

Selon Pierre-Emmanuel Jus, directeur délégué de Maslow « En fonction des villes, la location longue durée n’est pas plus rentable que la location en meublé de tourisme pour les propriétaires. Le durcissement des règles visant les Airbnb est inévitable dans les zones où les habitants sont confrontés à d’importantes difficultés d’accès au logement. »

Afin d’expliciter son analyse, notre expert a réalisé une simulation de calcul entre louer son bien en meublé longue durée ou par Airbnb avec un service de conciergerie pour un studio de 25m² à Tours, une des villes de province les plus rentables avec un taux d’occupation en location saisonnière de 72 % alors que la moyenne nationale se situe entre 44 et 70 %.

  • Location via Airbnb + concierge
    • 47€/nuit
    • Taux occupation : 72 %
    • 12 351€ de revenus, après soustraction des frais Airbnb (20%) et conciergerie (20%), les revenus sont estimés à 7 410€, soit 617€/mois
    • Après soustraction de l’abonnement internet + électricité (estimation 60€), les revenus mensuels nets s’élèvent à 557€ (source AirDNA)

 

  • Location meublée
    • Loyer moyen 21€/m² soit 525€ et après soustraction des frais de gestion (8.4 % TTC), les revenus mensuels sont estimés à 480,90€ (source seloger)

 

Soit seulement 76.1€ de différence par mois et 913,2€ à l’année

Cet écart de gain est relativement faible selon le niveau d’implication que nécessite chaque mode d’exploitation :

  • La location longue durée est moins coûteuse en temps, en frais de mise en place et de fonctionnement
  • La location courte durée demande une gestion quotidienne et créé plus de risque de vacance avec un risque d’usure du bien plus élevé (fort turnover avec des voyageurs qui en prennent moins soin qu’un locataire à long terme).

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Comment fonctionne la déclaration de revenus en LMNP ?

  1. Déclaration des revenus :

    • Pour le régime micro-BIC : Vous devez simplement déclarer vos recettes locatives totales. Un abattement forfaitaire est ensuite appliqué pour tenir compte des charges, et seul le solde est imposable.
    • Pour le régime réel simplifié : Vous déclarez vos revenus locatifs ainsi que toutes les charges réelles associées à la location. Cela inclut les intérêts d’emprunt, les frais de gestion, les travaux, etc. L’amortissement du bien et des équipements est également déductible.
  2. Formulaire à utiliser : La déclaration doit être faite à l’aide du formulaire 2042-C PRO, dans la partie « Revenus des locations meublées non professionnelles ». 

  3. Déclaration de la CFE : En tant que loueur en meublé non professionnel, vous êtes également assujetti à la CFE (cotisation foncière des entreprises). Vous devez faire votre déclaration initiale au plus tard le 31 décembre de la 1ère année de location en utilisant le formulaire n°1447 C-SD.
  4. Déclaration en ligne : Vous pouvez effectuer cette déclaration en ligne sur le site impots.gouv.fr.

Plus de détails sur nos pages dédiées à la déclaration LMNP et l’immatriculation de son activité de loueur meublé. 

Quelles sont les différences entre le statut LMNP et LMP ?

Critère LMNP (loueur non professionnel) LMP (loueur professionnel)
Condition de statut
Vos recettes ne dépassent pas 23 000 €/an ou restent inférieures aux autres revenus d'activité de votre foyer (une seule condition suffit)
Vos recettes dépassent 23 000 €/an et vos autres revenus d'activité (les deux à la fois)
Nature des revenus
BIC non professionnels
BIC professionnels
Régimes possibles
Micro-BIC ou réel (amortissement au réel)
Micro-BIC ou réel (amortissement au réel)
Cotisations sociales
Prélèvements sociaux (17,2 % ou 18,6 % selon le revenu), sans affiliation aux cotisations d'indépendant, sauf location de courte durée au-delà de 23 000 €
Affiliation obligatoire à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), cotisations d'environ 30 % du bénéfice (avec un minimum forfaitaire d'environ 1 255 €/an)
Traitement du déficit
Reportable 10 ans, imputable uniquement sur vos futurs bénéfices LMNP
Imputable sur votre revenu global, sans plafond (hors part liée aux amortissements)
Plus-value à la revente
Régime des particuliers : 19 % + 17,2 % de PS, abattements pour durée de détention, réintégration des amortissements du bâti depuis 2025
Régime professionnel, mais exonération possible (art. 151 septies) après 5 ans d'activité si vos recettes restent sous 90 000 €
Impôt sur la fortune immobilière (IFI)
Bien pris en compte dans l'assiette IFI
Exclusion possible sous conditions (activité exercée à titre principal)

Synthèse du fonctionnement de la location meublée non professionnelle (LMNP)

Les meilleures villes pour investir en LMNP en 2026

J’ai fait mes études en finance pour finir sur un Master en Ingénierie Financière puis je me suis peu à peu spécialisé dans l’immobilier. En tant que conseiller, je trouve la promesse Maslow d’investir où on veut, quand on veut et comme on veut, tellement ambitieuse mais aussi tellement logique, et c’est aussi ce qui m’a tout de suite plu dans le projet.