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LMNP 2026 (location meublée non professionnelle) : le guide fiscal

Dans cet article vous trouverez :
Les évolutions fiscales et réglementaires du LMNP en 2026

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L’année 2026 s’annonce comme une continuité de 2025 pour les investisseurs en location meublée non professionnelle (LMNP). Depuis plusieurs années, ce statut séduit de nombreux particuliers grâce à une fiscalité avantageuse, une grande souplesse contractuelle et une rentabilité souvent supérieure à la location vide.

Mais sous l’impulsion de la loi Le Meur et d’une volonté politique affirmée de rééquilibrer le marché locatif, les avantages fiscaux du LMNP, notamment pour les meublés de tourisme, évoluent.

Voici ce qu’il faut retenir en tant que loueur meublé, ou si vous souhaitez  le devenir, sur les changements législatifs et fiscaux du statut LMNP en 2026. 

Qu'est-ce que le statut LMNP ?

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) désigne le fait de louer un logement meublé sans que cette activité constitue votre profession principale. Sa particularité tient à la nature des revenus : les loyers perçus ne sont pas imposés comme des revenus fonciers, mais dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). C’est précisément ce rattachement au régime BIC qui ouvre droit à l’amortissement du bien, l’atout majeur de ce régime fiscal. 

Comment bénéficier du statut LMNP en 2026 ?

Pour être éligible au statut LMNP, vos recettes locatives annuelles doivent respecter l’une des deux conditions suivantes :

  • ne pas dépasser 23 000 €
  • représenter moins de 50 % des revenus globaux de votre foyer fiscal.

Bon à savoir : depuis 2018, l’inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS) n’est plus exigée pour exercer en LMNP. Une simple déclaration de début d’activité en ligne auprès du guichet unique suffit à obtenir un numéro SIRET.

Côté logement, le statut suppose un bien réellement meublé : il doit comporter l’ensemble des équipements permettant au locataire d’y vivre normalement avec ses seuls effets personnels (literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, table, rangements…), conformément à la liste fixée par décret. Le logement doit par ailleurs respecter les critères de décence, dont une surface habitable minimale de 9 m².

Quelle fiscalité pour les locations meublées non professionnelles en 2026 ?

Baisse des avantages du micro‑BIC pour les meublés touristiques non classés

L’une des mesures majeures du LMNP en 2025, avec la loi Le Meur du 19 novembre 2024, est la diminution des abattements forfaitaires pour les meublés de tourisme au régime micro-BIC classés et non classés. Dans le cas des meublés non classés, le plafond de recettes passe de 77 700 € à 15 000 € par an, et l’abattement forfaitaire diminue de 50 % à 30 %.

Cela signifie que dès que les loyers perçus excèdent 15 000 €, le bailleur sera basculé d’office vers le régime réel. Cette mesure vise à limiter les excès de la location de courte durée et à freiner les pratiques Airbnb non régulées.

Pour les meublés touristiques classés et chambres d’hôtes, le plafond de 77 700 € a été augmenté à 83 600€ depuis 2026, mais l’abattement forfaitaire est ramené de 71 % à 50 %. Cela réduit l’avantage fiscal du classement, tout en préservant un régime favorable pour les biens les mieux qualifiés.

Taux abattement 2024 Taux abattement
2025 / 2026
Plafonds des revenus
perçus en 2024
Plafonds des revenus
perçus en 2025
Plafonds des revenus
perçus en 2026
Meublés non classés
50 %
30 %
77 700 € / an
15 000 € / an
15 000 € / an
Meublés classés
et chambres d'hôtes
71 %
50 %
188 700 € / an
77 700 € / an
83 600 € / an
Meublés classiques
50 %
50 %
77 700 € / an
77 700 € / an
83 600 € / an

Réintégration des amortissements dans la plus‑value lors de la vente

C’est le vrai changement de fond de ces dernières années pour le LMNP et il concerne uniquement la revente. Jusqu’à récemment, les amortissements que vous déduisiez chaque année au régime réel n’étaient pas repris dans le calcul de la plus-value à la revente : vous cumuliez donc l’avantage à l’année et une plus-value calculée sur le prix d’achat d’origine. La loi de finances pour 2025 a mis fin à ce double avantage.

Désormais, les amortissements déduits pendant la détention sont réintégrés dans le calcul de la plus-value : ils viennent en diminution du prix d’acquisition retenu, ce qui augmente mécaniquement la plus-value imposable. La plus-value reste calculée selon le régime des particuliers (article 150 U du CGI), mais sur une base plus élevée.

La formule devient :

Plus-value imposable = Prix de cession − (Prix d’acquisition majoré − Amortissements déduits)

Exemple chiffré : Un bien acheté 200 000 €, revendu 260 000 € après plusieurs années de détention, avec 60 000 € d’amortissements déduits sur la période :

  • Avant la réforme : 260 000 − 200 000 = 60 000 € de plus-value brute
  • Depuis la réforme : prix d’acquisition corrigé = 200 000 − 60 000 = 140 000 € → 260 000 − 140 000 = 120 000 € de plus-value brute

La base taxable double dans cet exemple. À cette plus-value brute s’appliquent ensuite l’impôt sur le revenu à 19 % et les prélèvements sociaux, avant abattements pour durée de détention.

Deux nuances importantes viennent tempérer cette mesure :

  • Les abattements pour durée de détention continuent de s’appliquer et restent le meilleur amortisseur : l’exonération est totale d’impôt sur le revenu au bout de 22 ans, et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans (nous détaillons le barème dans la section suivante). Plus la détention est longue, plus l’effet de la réintégration est neutralisé.
  • La réforme n’enlève rien à l’intérêt de l’amortissement pendant la détention : il continue de réduire, voire d’annuler, votre imposition annuelle sur les loyers. Seule la fiscalité de sortie est concernée.
Durée de détention Abattement à l'impôt sur le revenu (IR) Abattement sur les prélèvements sociaux
De 6 à 21 ans
6 % / an
1.65 % / an
22e année révolue
4 % / an
1.60 % / an
De 23 à 30 ans
Exonération
9 % / an
Au-delà de 30 ans
Exonération
Exonération

Durcissement des règles énergétiques pour les meublés de tourisme

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la loi Climat et Résilience interdit la mise en location des logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE), quels que soient leurs résultats en consommation énergétique réelle ou finale. Cette mesure vise à retirer du parc locatif les logements les plus énergivores. Le calendrier prévoit ensuite l’extension de cette interdiction aux logements classés F à partir de 2028, puis E à partir de 2034.

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Est-ce la fin des avantages fiscaux du LMNP en 2026 ?

Le cœur du dispositif LMNP demeure stable et performant pour les bailleurs qui pratiquent la location meublée traditionnelle.

En effet, malgré les nombreuses annonces de réforme et l’inquiétude croissante des bailleurs, il serait exagéré de parler de la fin du LMNP. L’année 2026 s’inscrit davantage dans une logique d’ajustement que dans une suppression du dispositif. Si la fiscalité des meublés de tourisme non classés est clairement durcie, les locations meublées classiques conservent, elles, leurs atouts fondamentaux.

En réalité, la réforme vise avant tout à corriger les excès liés à la location de courte durée, sans remettre en cause le modèle du LMNP dans son ensemble. Les meublés loués à l’année, qu’il s’agisse de résidences principales, d’étudiants ou de baux mobilité, continueront de bénéficier des deux régimes fiscaux historiques : le micro-BIC et le régime réel. Le premier reste accessible jusqu’à 83 600 € de revenus locatifs, avec un abattement de 50 %, tandis que le second conserve la possibilité de déduire les charges et d’amortir le bien pour réduire l’imposition. 

Régime micro-BIC : toujours pertinent en 2026

Le régime micro-BIC est souvent choisi par les bailleurs qui recherchent la simplicité. Il repose sur un principe clair : au lieu de déduire les charges réelles, l’administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes locatives brutes, considérées comme représentant les dépenses et charges supportées. Seule la moitié restante est alors soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Ce régime est ouvert aux loueurs dont les recettes annuelles ne dépassent pas 83 600 €, ce qui en fait une option particulièrement adaptée aux petits investisseurs ou à ceux qui possèdent un ou deux biens meublés. En pratique, il séduit par sa simplicité administrative : aucune comptabilité complexe à tenir, une déclaration intégrée directement dans la déclaration de revenus classique, et une fiscalité lisible.

Toutefois, son principal inconvénient réside dans le caractère forfaitaire de l’abattement, qui peut se révéler défavorable lorsque les charges réelles sont importantes, notamment en cas d’emprunt ou de travaux.

Régime réel simplifié : amortir son bien et déduire les charges réelles

Le régime réel simplifié, quant à lui, s’adresse aux bailleurs souhaitant optimiser leur fiscalité et maximiser la rentabilité nette de leur investissement. Ici, aucune déduction forfaitaire : les propriétaires déclarent leurs revenus locatifs, mais peuvent en contrepartie déduire l’ensemble de leurs charges réelles :

  • intérêts d’emprunt et assurances
  • frais de gestion
  • dépenses de rénovation
  • taxe foncière
  • honoraires d’expertise comptable
  • charges de copropriété

Surtout, ce régime permet de pratiquer des amortissements sur le bien immobilier (hors valeur du terrain) et sur le mobilier, répartis sur plusieurs années.

LMNP 2026 : augmentation des prélèvements sociaux

Suite à l’adoption le 16 décembre de la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, la CSG est augmentée de 1.4 point pour atteindre 10.6 %. Cette réévaluation impacte directement le montant des prélèvements sociaux à s’acquitter lors de la plus-value à la revente d’un bien en LMNP.

A partir du 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux seront à 18.6 % pour les revente en LMNP, à l’exception des résidences de services du fait que cette mesure ne concerne pas les baux commerciaux.

Déclarer ses revenus LMNP en 2026

Les revenus d’une location meublée ne se déclarent pas comme des revenus fonciers : relevant des BIC, ils suivent leur propre circuit déclaratif, qui diffère selon votre régime. Voici la marche à suivre dans les deux cas.

Micro-BIC : la déclaration simplifiée (2042-C-PRO)

Au micro-BIC, la déclaration est réduite au minimum. Vous reportez le montant brut de vos loyers encaissés sur l’année (charges comprises, sans rien déduire) dans la déclaration complémentaire de revenus 2042-C-PRO, à la case 5ND pour un LMNP. L’administration fiscale applique ensuite automatiquement l’abattement de 50 % (ou 30 % pour un meublé de tourisme non classé) : vous n’avez aucun calcul à faire ni justificatif à fournir.

Aucune comptabilité n’est requise, la tenue d’un simple relevé de vos recettes suffit.

Régime réel : la liasse fiscale (2031 et 2033)

Au régime réel, les obligations sont plus lourdes, à la hauteur de l’avantage fiscal. Vous devez établir une liasse fiscale composée de la déclaration de résultat 2031 et de ses annexes 2033-A à 2033-G (en réel simplifié), à télétransmettre par voie dématérialisée. C’est cette liasse qui porte le calcul de vos charges déductibles et de vos amortissements, et qui détermine votre résultat fiscal.

Ce résultat net (bénéfice ou déficit) est ensuite reporté sur votre 2042-C-PRO pour être intégré à l’impôt sur le revenu du foyer.

En pratique, la complexité de la liasse et des tableaux d’amortissement conduit la grande majorité des loueurs au réel à confier cette étape à un expert-comptable. Bonne nouvelle : ces honoraires sont eux-mêmes déductibles, et l’adhésion à un organisme de gestion agréé (OGA) peut ouvrir droit à une réduction d’impôt couvrant une partie des frais de comptabilité.

Calendrier et échéances à retenir

Deux échéances structurent l’année déclarative :

  • Le 31 mai : c’est la date limite pour opter pour le régime réel au titre d’une année. Ce point est capital — l’option se décide en amont, pas au moment de remplir sa déclaration. À défaut, vous restez au micro-BIC par défaut.
  • Mai–juin : période de déclaration en ligne des revenus, avec des dates limites échelonnées par département (généralement de fin mai à début juin).

CFE et taxes locales du loueur en meublé non professionnel

Parce qu’elle relève des BIC, la location meublée est une activité commerciale, ce qui rend le loueur redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE), au micro-BIC comme au réel.

Son montant est fixé par la commune à partir de la valeur locative du bien : souvent quelques centaines d’euros par an pour un petit logement, mais très variable d’une ville à l’autre. Plusieurs exonérations existent, notamment la première année d’activité et les recettes faibles. Être assujetti suppose un numéro SIRET, obtenu lors de votre déclaration de début d’activité au guichet unique.

S’ajoutent deux taxes attachées au bien : la taxe foncière, due par le propriétaire (et déductible au régime réel) et la TEOM (ordures ménagères), récupérable auprès du locataire.

FAQ

Le statut LMNP va-t-il disparaître en 2026 ?

Non, le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel ne disparaît pas. Les réformes de 2025 visent principalement à réduire les avantages fiscaux des meublés touristiques non classés, mais les locations meublées classiques conservent leurs avantages. Le LMNP reste donc un cadre légal stable et attractif pour les bailleurs.

Les principales évolutions concernent le régime micro-BIC des meublés non classés. Le plafond de revenus passera de 77 700 € à 15 000 €, et l’abattement forfaitaire sera réduit de 50 % à 30 %. Au-delà de ce seuil, les bailleurs basculeront automatiquement vers le régime réel.

Les amortissements réalisés dans le cadre du régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la sortie de l’investissement, ce qui augmente l’imposition à la sortie.

Le choix dépend de la structure de vos revenus et de vos charges. Le micro-BIC est idéal pour les bailleurs recherchant la simplicité et dont les charges ne dépassent pas 50 % des loyers perçus.

Le régime réel simplifié, plus technique, permet de déduire toutes les charges réelles et d’amortir le bien, réduisant considérablement l’impôt. En 2026, ce dernier restera souvent le plus rentable pour les investisseurs disposant d’un financement ou de travaux importants.

Un meublé de tourisme classé est un logement ayant obtenu un classement officiel délivré par un organisme agréé, attestant d’un certain niveau de confort et d’équipement.

Ce classement permet de bénéficier du régime fiscal plus avantageux, avec un abattement de 50 % et un plafond de recettes revu à 83 600 €.

En 2026, faire classer son bien devient donc un levier stratégique pour conserver un cadre fiscal favorable.

J’ai fait mes études en finance pour finir sur un Master en Ingénierie Financière puis je me suis peu à peu spécialisé dans l’immobilier. En tant que conseiller, je trouve la promesse Maslow d’investir où on veut, quand on veut et comme on veut, tellement ambitieuse mais aussi tellement logique, et c’est aussi ce qui m’a tout de suite plu dans le projet.