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Réaliser un investissement locatif en 2026 : étapes et dispositifs

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L’investissement locatif consiste à acheter un bien immobilier pour le mettre en location et en tirer des revenus réguliers, le plus souvent financés par un crédit remboursé en partie par les loyers.

C’est le placement préféré des Français, et 2026 rebat les cartes : le Pinel a disparu, le dispositif Jeanbrun l’a remplacé, et la fiscalité du meublé a été profondément revue.

Ce guide vous donne les clés pour arbitrer entre les dispositifs, calculer votre rentabilité réelle et sécuriser votre projet.

Investissement locatif en 2026 : ce qu'il faut retenir

  • Le dispositif Jeanbrun (statut du bailleur privé) est le nouveau cadre fiscal de la location nue depuis le 21 février 2026, avec un mécanisme d’amortissement en remplacement de la réduction d’impôt Pinel.

  • Le LMNP reste une solution alternative au Pinel avec plusieurs avantages fiscaux, mais les amortissements à la revente sont réintégrés au calcul de la plus-value depuis février 2025.

  • La rentabilité brute ne veut rien dire seule : seul le rendement net de charges et de fiscalité, puis le cash-flow, permettent de juger un projet.

  • L’emplacement et le DPE sont deux critères majeurs pour déterminer la viabilité d’un projet ainsi que sa valeur à la revente.

Qu'est-ce que l'investissement locatif ?

L’investissement locatif désigne l’achat d’un bien immobilier (appartement, maison, local commercial ou logement en résidence géré) dans le but de le louer plutôt que de l’occuper et d’en tirer des revenus. Le propriétaire perçoit des loyers, qui viennent couvrir tout ou partie des mensualités de crédit, des charges et de la fiscalité.

Sa force tient au mécanisme de l’effet de levier du crédit immobilier, que l’on ne retrouve pas sur la plupart des placements financiers (hors parts de SCPI à crédit). Vous investissez avec de l’argent prêté et non uniquement votre épargne. Le capital emprunté est ensuite remboursé avec les loyers perçus.

Ce placement s’adresse à des profils très variés. Il n’existe aucun revenu minimum réglementaire pour se lancer : ce qui compte pour la banque, c’est votre taux d’endettement, plafonné à 35 % assurance comprise dans la plupart des dossiers, la stabilité de vos revenus et la solidité économique du projet présenté.

Un investissement locatif peut se faire de différentes manières :

  • La location nue, plus stable, avec des baux de trois ans et une fiscalité aux revenus fonciers.
  • La location meublée, aux loyers plus élevés et à la fiscalité allégée, sous le statut LMNP.
  • La pierre-papier (SCPI, OPCI), qui permet d’investir sans gérer, avec un ticket d’entrée plus faible mais sans effet de levier équivalent.

Pourquoi investir dans l'immobilier locatif en 2026 ?

Au mois de septembre 2026, les taux moyens s’établissent entre 3,40 % et 3,55 % sur 20 ans selon les courtiers, et autour de 3,50 % à 3,60 % sur 25 ans. Après plusieurs mois de stabilité, la tendance est à une légère remontée : l’OAT 10 ans, taux auquel l’État français emprunte, a franchi les 4 % le 23 juillet 2026, renchérissant le refinancement des banques.

Le taux d’usure du 3ᵉ trimestre 2026 est fixé à 5,29 % pour les prêts de 20 ans et plus.

Sources : baromètres Meilleurtaux, CAFPI, Pretto — septembre 2026

Concrètement, l’écart entre deux établissements peut dépasser 0,5 point sur une même durée : faire jouer la concurrence reste le levier d’économie le plus rentable d’un projet locatif. Maslow propose un service de courtage pour vous permettre d’obtenir la meilleure offre sur le marché.

Pour en savoir plus : https://maslow.immo/service-cle-en-main/financer

Une pénurie locative qui soutient la demande

Le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements s’est accentué ces dernières années. Dans les zones tendues, le nombre de candidats par logement disponible atteint des niveaux inédits, et les délais de relocation se sont raccourcis.

Pour un bailleur, cela se traduit par un risque de vacance locative faible sur un bien correctement situé et correctement fixé en loyer.

Un cadre fiscal entièrement renouvelé

C’est le vrai changement de 2026. Le Pinel s’est éteint au 31 décembre 2024, et l’investissement locatif dans le neuf est resté sans dispositif d’incitation pendant plus d’un an. La loi de finances 2026, promulguée le 19 février 2026, a créé le statut du bailleur privé, dit dispositif Jeanbrun, applicable depuis le 21 février 2026 et jusqu’au 31 décembre 2028.

Sa logique est différente de celle du Pinel : il ne s’agit plus d’une réduction d’impôt calculée sur le prix d’achat, mais d’un amortissement annuel déductible des revenus fonciers, dans l’esprit de ce que le LMNP permet depuis longtemps sur la location meublée.

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Quels sont les dispositifs fiscaux en vigueur en 2026 ?

Depuis la fin du Pinel, le paysage s’est reconstruit autour de logiques d’amortissement plutôt que de réduction d’impôt. Le principe change : vous ne déduisez plus un pourcentage du prix d’achat de votre impôt, vous déduisez chaque année une fraction de la valeur du bien de vos revenus imposables. L’avantage devient donc proportionnel à votre tranche marginale d’imposition.

Le dispositif Jeanbrun (statut du bailleur privé)

C’est le dispositif phare de 2026, créé par la loi de finances et applicable aux acquisitions pour la location nue réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.

Le mécanisme est le suivant : vous amortissez chaque année une fraction du bâti, dont la valeur est retenue à hauteur de 80 % du prix d’acquisition. Cet amortissement se déduit de vos revenus fonciers au régime réel.

Le taux dépend du niveau de loyer que vous acceptez de pratiquer : plus le loyer est modéré, plus l’avantage est élevé, avec un barème allant de 3,5 % par an en loyer intermédiaire jusqu’à 5,5 % en très social, et 3 % pour l’ancien avec travaux.

Les plafonds annuels d’amortissement suivent la même logique, de 8 000 € à 12 000 € selon la catégorie de loyer.

Neuf / VEFA Ancien Plafond annuel
d'amortissement
Location intermédiaire
3.5 % / an
3 % / an
8 000 €
Location sociale
4.5 % / an
3.5 % / an
10 000 €
Location très sociale
5.5 % / an
4 % / an
12 000 €

Les conditions à respecter pour bénéficier du dispositif sont les suivantes :

  • Logement en immeuble collectif uniquement : les maisons individuelles sont exclues.
  • Neuf conforme à la RE2020, ou ancien avec des travaux lourds représentant au moins 30 % du prix d’acquisition et atteignant un niveau de performance énergétique élevé après travaux.
  • Location nue, en résidence principale du locataire, pendant 9 ans minimum.
  • Respect des plafonds de loyers et de ressources du locataire.
  • Interdiction de louer à un membre de sa famille proche.

L’investissement en loi Jeanbrun est compatible avec la détention d’une SCI à l’impôt sur le revenu.

Pour plus de détails, retrouvez notre guide complet du statut du bailleur privé.

Le statut du loueur en meublé non professionnel (LMNP) en 2026

Le LMNP reste le régime de référence pour la location meublée. Vous louez un logement équipé, et vos loyers sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers.

Deux régimes possibles :

  • Le micro-BIC : avec un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes, applicable tant que celles-ci ne dépassent pas 83 600 € par an (seuils de 2026). Convient pour les investisseurs avec une pression fiscale moins importante.
  • Le régime réel : qui permet de déduire les charges réelles et surtout d’amortir le bien et le mobilier. Résultat fréquent : des revenus locatifs peu ou pas imposés pendant de longues années.

Le changement à connaître avant d’investir : depuis les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, les amortissements déduits pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value de revente. L’avantage fiscal du LMNP se joue donc désormais pendant la détention, et se paie en partie à la sortie.

Une réponse ministérielle du 24 mars 2026 est venue confirmer que la mesure vise également les amortissements pratiqués avant 2025. Les résidences de services (étudiantes, seniors, EHPAD) échappent à cette réintégration.

Le micro-BIC
(bénéfices industriels et commerciaux) :

abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus locatifs dans la limite de 83 600 €/an

abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus locatifs dans la limite de 15 000 €/an pour les meublés de tourisme non classés

Le régime réel :

pour les revenus supérieurs à 83 600 €/an, propose une déduction des charges incluses dans l’investissement ainsi qu’une déduction d’impôt sur l’amortissement

Le logement locatif intermédiaire (LLI)

Le LLI cible l’investissement dans le logement neuf en zones tendues, où l’écart est fort entre le logement social et le marché libre. Il repose sur une double mécanique : une TVA réduite à 10 % au lieu de 20 % sur le prix d’acquisition, et un avantage sous forme de crédit d’impôt du montant de la taxe foncière pendant la durée de l’engagement locatif.

En contrepartie, l’engagement est de 16 ans révolus avec des plafonds de loyers et de ressources à respecter, et une détention qui doit passer par une société (SCI, SARL de famille) et non en nom propre.

Pour en savoir plus : https://blog.maslow.immo/investir-en-lli-logement-locatif-intermediaire/

10 points de TVA

Taux de TVA réduit de 20 à 10 % sur les biens éligibles au dispositif ce qui réduit le prix d’achat

16 ans

Durée d’engagement de mise en location minimum pour toucher les avantages fiscaux.

Crédit d’impôt
sur la taxe foncière

Montant équivalent à la taxe foncière payée

Création d’une SCI

Obligatoire pour investir. Facilite la transmission d’un patrimoine immobilier.

La nue-propriété

Le démembrement de propriété consiste à séparer les deux composantes du droit de propriété :

  • la nue-propriété (le bien lui-même, sa valeur patrimoniale)
  • l’usufruit (le droit de l’occuper et d’en percevoir les loyers)

En achetant la nue-propriété, vous acquérez le bien avec une décote de l’ordre de 30 à 40 % de sa valeur en pleine propriété.

Un bailleur institutionnel achète l’usufruit pour une durée déterminée, généralement 15 à 20 ans, et perçoit les loyers pendant cette période. Il assume également l’entretien, les charges et la gestion locative.

À l’extinction de l’usufruit, vous récupérez automatiquement la pleine propriété, sans formalité ni fiscalité supplémentaire.

Ce montage ne procure pas d’avantage fiscal à proprement parler. Son intérêt est davantage patrimonial :

  • Vous ne percevez pas de loyer, donc aucun revenu imposable ne s’ajoute à votre foyer fiscal ; un atout pour les contribuables déjà fortement imposés.
  • Le bien n’entre pas dans l’assiette de l’IFI pendant la durée du démembrement.
  • Aucune charge, aucun risque de vacance ni d’impayé pendant toute la période.

1.

Vous achetez la nue-propriété d’un bien immobilier auprès d’une entreprise de gestion immobilière.

2.

Vous payez un loyer au propriétaire de la pleine propriété du bien pendant la durée de votre investissement.

3.

Vous bénéficiez d’avantages fiscaux, tels qu’une réduction d’impôt sur le revenu, grâce à votre investissement en nue-propriété.

4.

À la fin de la période de nue-propriété, vous cédez vos droits à la pleine propriété du bien au propriétaire de la pleine propriété en échange d’une somme d’argent.

Les dispositifs pour investir dans l'ancien

Il existe plusieurs dispositifs pour investir dans l’immobilier ancien à rénover et en tirer des revenus locatifs :

  • Le dispositif Denormandie, qui transpose la logique de réduction d’impôt de la loi Pinel à l’ancien rénové dans les communes du plan d’Action Cœur de Ville.
  • Le Malraux et les Monuments historiques, pour des investissements patrimoniaux à destination de profils d’investisseurs très fiscalisés, avec des tickets d’entrée plus élevés.

Tableau comparatif des dispositifs 2026

Vous avez un projet d’investissement locatif ? Voici un tableau comparatif pour vous aidez à vous choisir le dispositif qui correspond le mieux à votre objectif.

Jeanbrun LMNP réel LLI Nue-propriété Déficit foncier
Type de location
Nue
Meublée
Nue
Aucune
(usufruitier)
Nue
Avantage fiscal
Amortissement
+ déficit foncier
(jusqu'à 21 400 € / an)
Amortissement du
bien et du mobilier
TVA 10 %
+ avantage taxe foncière
Pas d'avantage direct
Imputation des travaux
sur les revenus
Base / plafond
80 % du prix,
8 000 à 12 000 €/an
Montant inférieur à
la différence
loyers - charges 
-
Valeur de 10 à 90 %
selon l'âge du nu-propriétaire
10 700 € / an sur
le revenu global
Durée d'engagement
9 ans
Aucune
~15 ans
15 à 20 ans
3 ans après imputation
Zonage
Zonage ABC pour
les loyers (intermédiaire)
Aucun
Zonage ABC
Aucun
Aucun
Plafonds de loyer
Oui
Non
Oui
-
Non
Type de bien
Collectif
(neuf ou ancien rénové)
Tous
Collectif (neuf)
Neuf ou ancien
Ancien à rénover
Détention
Nom propre
ou SCI à l'IR
Entreprise individuelle
Société obligatoire
Nom propre ou SCI
Nom propre ou SCI
Profil visé
TMI élevée
horizon long
Recherche de revenus
peu fiscalisés
TMI élevée
horizon long
TMI très élevée
préparation retraite
Propriétaire
déjà bailleur

Vous cherchez le détail des règles d’imposition des loyers, des prélèvements sociaux et des plus-values ? Consultez notre page dédiée à la fiscalité de l’investissement locatif.

Location nue ou meublée : que faut-il choisir ?

C’est le premier arbitrage à poser, avant même le choix du bien. Il conditionne la fiscalité, la durée du bail, le type de locataire et le niveau de gestion.

Location nue Location meublée
Fiscalité des loyers
Revenus fonciers
Bénéfices industriels
et commerciaux (BIC)
Régime forfaitaire
Micro-foncier : abattement 30 %
jusqu'à 15 000 € de recettes
Micro-BIC : abattement 50 %
jusqu'à 83 600 €
Régime réel
Déduction des charges et des travaux
+ amortissement du bien (Jeanbrun)
Déduction des charges et
amortissement du bien
Durée du bail
3 ans
(renouvelable)
1 an ou 9 mois pour un bail étudiant
Préavis du locataire
3 mois
(1 mois en zone tendue)
1 mois
Plafond de loyer
Référentiel Pinel (pour un dispositif)
ou encadrement des loyers
si zone tendue
Généralement 10 à 20 % au-dessus
Rotation des locataires
Faible
Plus élevée
Dispositifs accessibles
Jeanbrun, LLI,
déficit foncier, Denormandie
LMNP
(classique ou en résidences de services)

Comment trancher ? Voici les questions à se poser

Avez-vous déjà des revenus fonciers, ou des travaux importants à engager ? La location nue devient alors plus intéressante : le déficit foncier s’impute sur l’ensemble de vos revenus fonciers, et le dispositif Jeanbrun ouvre désormais un amortissement qui n’existait pas auparavant dans le nu.

Quel est votre horizon de revente ? C’est le point qui a changé. Depuis la réintégration des amortissements dans la plus-value en LMNP, un investisseur qui envisage une revente à moyen terme doit intégrer ce coût de sortie dans son calcul, ce qui rapproche sensiblement les deux options.

Comment calculer la rentabilité de son investissement immobilier ?

Le rendement affiché est presque toujours un rendement brut, calculé sur le seul prix d’achat : il ignore les frais, les charges et l’impôt. Voici les différents niveaux de rendement locatif à calculer pour réaliser un investissement locatif rentable.

Le rendement brut

Formule de calcule : (loyer annuel ÷ coût total de l’opération) × 100.

Attention à ce que vous mettez au dénominateur : le coût total, ce n’est pas le prix affiché, mais le prix plus les frais de notaire, les travaux, le mobilier éventuel et les frais bancaires. C’est déjà un premier écart d’un point ou plus.

Le rendement net de charges

On retire du loyer la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l’assurance propriétaire non occupant, la garantie loyers impayés, les frais de gestion et une provision pour entretien et vacance locative.

Le rendement net-net

On déduit l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. C’est le seul chiffre qui reflète ce que le placement vous rapporte réellement, et c’est aussi celui où le choix du régime fiscal fait toute la différence.

Le cash-flow : l'indicateur qui vous suit au quotidien

Le rendement mesure la performance du placement. Le cash-flow mesure ce que le projet coûte ou rapporte chaque mois sur votre compte en banque.

Prenons l’exemple d’un investissement total de 190 000 € avec 20 000 € d’apports et 170 000 € empruntés sur 25 ans à 3.61 %, assurance comprise : la mensualité s’élève à environ 909 €.

  • Loyer encaissé : 780 €
  • Moins les charges mensualisées : − 283 €
  • Loyer net disponible : 497 €
  • Moins la mensualité de crédit : − 909 €
  • Cash-flow : − 412 € par mois

Un effort d’épargne de 412 €, donc. Mais ce chiffre brut induit en erreur : sur cette mensualité, environ 350 € par mois constituent du remboursement de capital, c’est-à-dire du patrimoine que vous vous constituez, pas une dépense.

Le coût réel de l’opération n’est donc pas de 412 € mais de l’ordre de 60 € par mois la première année, une part qui diminue mécaniquement à mesure que le capital s’amortit et que les loyers sont revalorisés.

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Les étapes pour réussir son investissement dans l'immobilier

Étape 1 : Définir son objectif et son profil

Avant de vous projeter, formulez ce que vous attendez du projet. Les stratégies diffèrent radicalement selon l’objectif :

  • Générer un revenu complémentaire immédiat oriente vers le meublé et des villes à forte rentabilité
  • Réduire sa pression fiscale oriente vers un dispositif d’amortissement ou le déficit foncier
  • Se constituer un patrimoine à horizon retraite tolère un rendement plus faible en échange d’un emplacement de premier ordre, voire d’une nue-propriété
  • Préparer une transmission appelle une réflexion en amont sur la structure de détention, notamment la SCI

Étape 2 : Établir sa capacité d'emprunt

Votre budget se détermine avant la recherche, pas après le coup de cœur. La banque raisonne sur un taux d’endettement plafonné à 35 %, assurance emprunteur incluse, en intégrant en général 70 % des loyers attendus dans vos revenus.

Étape 3 : Choisir l'emplacement

C’est le paramètre le plus important. Les indicateurs à vérifier systématiquement :

  • le dynamisme démographique de la commune
  • la présence d’employeurs et d’établissements d’enseignement
  • la tension locative du secteur
  • les projets d’aménagement en cours et l’accessibilité en transports.

Étape 4 : Sélectionner le bien et vérifier son état

Le type de bien doit répondre à la demande locale. Les petites surfaces se louent rapidement auprès d’une cible étudiante ou de jeunes actifs ; un T3 ou T4 avec extérieur cible les familles en périphérie.

Trois vérifications non négociables avant toute offre : le DPE, l’état de la copropriété (procès-verbaux d’assemblée générale, travaux votés, fonds de travaux) et la cohérence du loyer avec le marché réel du quartier.

Étape 5 : Arbitrer son montage fiscal

Le choix entre location nue et meublée, entre micro et réel, entre détention en nom propre et en SCI, peut faire varier le rendement net du simple au double, comme le montre l’exemple de la section précédente. Ce choix se décide avant la signature, pas après.

Étape 6 : Organiser la gestion et assurer ses revenus

Gestion déléguée ou en direct, c’est un arbitrage entre frais annuels et votre temps disponible. Maslow propose un service de gestion locative intégrée au suivi qui vous permet de déléguer de A à Z et d’avoir un investissement locatif clé en main à la livraison.

Pour en savoir plus : https://maslow.immo/service-cle-en-main/percevoir-mes-loyers

DPE obligatoire : quel impact sur votre projet ?

La performance énergétique n’est plus un détail technique. Elle conditionne le droit même de louer.

Le calendrier à connaître

La loi Climat et Résilience a fixé un calendrier progressif d’interdiction de mise en location en France métropolitaine :

  • Logements G : interdiction à la location depuis le 1er janvier 2025
  • Logements F : interdiction à la location au 1er janvier 2028
  • Logements E : interdiction à la location au 1er janvier 2034

S’ajoute un gel des loyers en vigueur depuis le 24 août 2022 pour les logements classés F et G : impossible de revaloriser le loyer ou de l’indexer sur l’IRL tant que le bien reste une passoire thermique. De plus, lors de la revente, un audit énergétique est obligatoire pour ces mêmes classes.

Nouveau levier de négociation

Pour un investisseur qui a un objectif de rendement, la rénovation d’une passoire thermique peut être une opportunité, d’autant que la fiscalité l’accompagne : le plafond d’imputation du déficit foncier est doublé à 21 400 € par an lorsque les travaux permettent de sortir un logement de la classe E, F ou G vers une classe A à D. Ce régime dérogatoire a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2027.

Les meilleures villes où investir pour 2026

Chaque année, le classement des meilleures villes où investir en France évolue du fait de la flexibilité des territoires. Si vous avez un projet d’investissement dans l’immobilier locatif pour l’année 2026, voici les villes les plus attractives où regarder en premier selon Pierre Emmanuel Jus, Directeur de Maslow :

  • Cherbourg
  • Quimper
  • Mérignac
  • Pessac
  • Anglet
  • Istres
  • Aubagne
  • Saint-Germain-en-Laye
  • Joué-lès-Tours

Toutefois, l’idée de classement « top et flop » est à prendre avec des pincettes, le choix de la ville dépendra essentiellement de l’objectif d’investissement. Nous conseillons de regarder des critères objectifs tels que les transports en commun, la proximité d’un bassin d’emploi majeur ou encore le taux de chômage.

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Quels sont les risques à prendre en compte ?

Aucun placement immobilier n’est sans risque. La bonne nouvelle, c’est que la plupart de ces risques sont identifiables en amont et peuvent être budgétés dès le montage du projet.

La vacance locative

C’est le risque le plus courant. Chaque mois sans locataire, la mensualité de crédit tombe intégralement à votre charge. Il se maîtrise en amont, par le choix d’un secteur à forte tension locative, et en aval, par un loyer aligné sur le marché réel plutôt que sur le rendement espéré. Prévoyez systématiquement un mois de loyer par an en provision

Les loyers impayés

Moins fréquents que la vacance, mais plus coûteux, car la procédure de recouvrement est longue. Deux parades : une sélection rigoureuse du dossier locataire, et une garantie loyers impayés — dont le coût, de l’ordre de 2 à 4 % du loyer annuel, est déductible au régime réel.

Les travaux imprévus

Une toiture, un ravalement ou un ascenseur voté en assemblée générale peuvent effacer plusieurs années de rendement. C’est pourquoi l’examen des procès-verbaux d’assemblée générale et du fonds de travaux est une étape non négociable avant l’achat, au même titre que la visite.

Le risque de moins-value et de liquidité

L’immobilier n’est pas un placement liquide : revendre prend plusieurs mois, et rien ne garantit une plus-value. Les frais d’acquisition supposent en général de conserver le bien au moins huit à dix ans pour être amortis. Un bien mal situé ou énergivore peut par ailleurs se révéler difficile à céder.

Le risque de surendettement

Enchaîner les acquisitions sans marge de sécurité expose au premier accident de parcours. Conservez une épargne de précaution équivalente à six mois de mensualités avant d’engager un second projet.

FAQ - Vos questions sur l'investissement locatif

Faut-il investir dans l'immobilier en 2026 ?

Oui, à condition de raisonner sur le long terme. Les taux de crédit, autour de 3,40 % à 3,55 % sur 20 ans, restent nettement inférieurs à ceux de 2023, la demande locative est forte dans les zones tendues, et le dispositif Jeanbrun a rouvert un cadre fiscal attractif pour la location nue. En revanche, la sélection du bien et le montage fiscal font désormais l’essentiel de la performance.

C’est possible, mais plus exigeant. Les banques privilégient un apport couvrant les frais de notaire et de garantie, soit environ 10 % du prix. Sans apport, il faut compenser par la solidité du dossier : stabilité professionnelle, capacité d’épargne démontrée, absence d’autres crédits et projet locatif chiffré.

Plus de détails dans notre article sur l’investissement locatif sans apport.

Le dispositif Jeanbrun, ou statut du bailleur privé, créé par la loi de finances 2026. Sa logique diffère : il ne s’agit plus d’une réduction d’impôt calculée sur le prix d’achat, mais d’un amortissement annuel déduit des revenus fonciers. Il s’applique sans zonage sur tout le territoire, pour les acquisitions réalisées jusqu’au 31 décembre 2028.

Depuis 2020 j’apporte des conseils sur les placements financiers à mes clients et les accompagne dans le temps en répondant à leurs interrogations sur les sujets de la fiscalité, de la constitution et de la valorisation d’un patrimoine. En plus de proposer un service global sur la gestion de patrimoine, j’ai une spécialité sur les sujets de la transmission/succession.