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À quoi faut-il s’attendre pour le marché immobilier en 2026 ?

Dans cet article vous trouverez :
Nos prévisions pour l'année 2026 sur le marché immobilier

Le groupe BPCE vient de publier ce mardi 25 novembre, son édition 2025 du bilan annuel de l’immobilier avec les perspectives pour l’année à venir. Si l’activité repart dans l’ancien, notamment en province, les dynamiques restent hétérogènes avec le marché du neuf.

Dans le même temps, les conditions de financement évoluent : les taux, stabilisés en 2025, pourraient connaître une légère hausse en 2026.

Entre pression réglementaire, incertitude politique et transformation des comportements, 2026 s’annonce comme une année charnière où prudence et sélectivité seront essentielles pour appréhender un marché en mutation.

Quelle est la conjoncture de l'immobilier en 2025 ?

Un marché de l’ancien en reprise

L’année 2025 marque un léger redressement du marché de l’ancien après le point bas de l’automne 2024. Les transactions ont augmenté en début d’année, soutenues par un meilleur alignement entre vendeurs et acheteurs sur les prix. Toutefois, une inflexion est apparue dès le mois de mai, liée à un contexte politique et budgétaire incertain et à la hausse des droits de mutation.

La dynamique est plus favorable en Province et davantage sur les appartements que sur les maisons. Fait notable : près de deux tiers des marchés affichent désormais une hausse des prix, contre seulement la moitié six mois auparavant, signe d’une amélioration en cours mais encore mesurée.

Un marché du neuf toujours en tension

Le marché du neuf connait, lui aussi, une reprise avec une augmentation des autorisations de construction de 28 % d’avril à septembre sur un an ainsi que des mises en chantier de 9 %. 

Les dynamiques divergent fortement selon les segments :

  • L’accession retrouve un certain élan (+13 %)
  • le locatif intermédiaire progresse (+9 %)
  • le locatif privé, en revanche, continue de reculer pour la quatrième année consécutive

Bien que la promotion immobilière demeure particulièrement fragilisée avec une baisse d’environ 30 % inférieure à la période 2018-2022, marquée par une demande en repli, la construction de logements individuels purs repart nettement avec +20 % sur les six derniers mois, stimulée par l’élargissement du prêt à taux zéro depuis avril 2025.

Evolution des conditions de financement

Les conditions d’accès au crédit ont contribué à soutenir le marché en 2025. Le taux moyen des crédits immobiliers s’est stabilisé autour de 3,09 % au troisième trimestre, niveau encore inférieur à l’OAT à 10 ans. Les ménages sont désormais plus nombreux à juger acceptable un taux supérieur à 3 %, témoignant d’une normalisation progressive du coût du crédit.

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Les perspectives d'évolution pour l'immobilier 2026

Hausse des taux d’intérêt et impacts sur la production de crédit

Après une stabilisation autour de 3 % fin 2025, les taux immobiliers devraient connaître une inflexion légèrement haussière en 2026. Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs :

  • la normalisation progressive de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE)
  • la disparition de la pression à la baisse sur les coûts de financement
  • la remontée anticipée de l’OAT à 10 ans, qui se répercutera partiellement sur les crédits à l’habitat

BPCE L’Observatoire projette un taux moyen des nouveaux crédits immobiliers autour de 3,35 % en 2026. Bien que cette hausse soit contenue, elle pèse sur la capacité d’achat des ménages et renforce la prudence des emprunteurs.

Des comportements d’achat plus prudents

En 2026, les ménages devraient continuer à adopter une posture prudente :

  • Les acheteurs jugent déjà le moment moins défavorable qu’en 2024, mais l’amélioration reste limitée
  • Le recours au crédit devrait légèrement diminuer après un rebond exceptionnel en 2025
  • Les investisseurs privés, de plus en plus sensibles aux risques réglementaires et fiscaux, ajusteront leurs stratégies en se concentrant sur la rentabilité et la sécurité patrimoniale

Source : https://newsroom.groupebpce.fr/actualites/les-rendez-vous-de-l-immobilier-de-bpce-l-observatoire-bilan-2025-et-perspectives-2026-les-francais-et-le-marche-locatif-prive-3e349-7b707.html

Marché immobilier 2026 : quelles sont les prévisions de Maslow ?

Un contexte propice à l'achat

En 2026, le marché immobilier semble avoir atteint un point bas stratégique. Cette situation est particulièrement visible dans les grandes métropoles comme Lyon ou Bordeaux, qui ont connu une correction importante après avoir vu leurs prix grimper de 200 % au cours des quinze dernières années.

Actuellement, une résistance des prix des appartements est observée car les vendeurs, ayant déjà accepté des baisses significatives, ne sont plus enclins à réduire davantage leurs prix, même lorsque les taux d’intérêt fluctuent légèrement.

En 2025, le nombre de transactions immobilières réalisées approche la barre des 925 000 ventes, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période de 2024 (baromètre SeLoger-Meilleurs Agents).

Opportunité dans l’immobilier neuf

Le secteur de l’immobilier neuf constitue une opportunité unique car il fait face à un désintérêt historique des investisseurs privés, avec des volumes de ventes tombés à des niveaux jamais vus dans les statistiques. Ce manque de concurrence permet d’accéder à des programmes à des prix « sages », alors même que le marché de la résidence principale commence déjà à montrer des signes de redémarrage, avec une croissance de 10 % par rapport à 2024.

Définir sa stratégie d'investissement

Pour réussir son investissement durant l’année 2026, l’investisseur doit choisir entre deux approches distinctes mais complémentaires : la création de valeur ou la sécurité locative.

La première stratégie consiste à acquérir des biens fortement dégradés à bas prix afin d’intégrer une plus-value immédiate grâce à la réalisation de travaux important. La seconde approche cible des biens neufs ou anciens récents dont les prix de vente ont baissé, mais qui bénéficient de loyers en hausse, offrant ainsi une visibilité et une sécurité accrues dans un marché contracté.

Quel type de surface choisir ? 

Les T1 et T2 s’imposent comme les typologies les plus favorables. Cette tendance est portée par un besoin structurel massif, la France comptant environ 18 millions de célibataires (étudiants, jeunes actifs ou seniors) à loger en priorité dans ces surfaces.

Pour ces petites surfaces, la location meublée reste systématiquement plus avantageuse que la location nue. Elle permet de percevoir des loyers plus élevés pour un coût d’acquisition quasiment identique, tout en s’adaptant parfaitement à la mobilité des locataires actuels.

Analyse approfondie du marché local

En 2026 plus que jamais, la réussite d’un investissement repose sur le respect de fondamentaux rigoureux qui garantissent la visibilité et la sécurité du patrimoine sur le long terme. Trois indicateurs clés doivent guider l’investisseur dans le choix de l’emplacement :

  • un flux migratoire positif
  • une dynamique de création d’emplois soutenue
  • un marché étudiant profond

Le choix de la ville

Les grandes métropoles comme Lyon, Bordeaux ou Marseille restent des valeurs sûres, d’autant plus que les prix y ont fortement corrigé après des années de hausse ininterrompue. Toutefois, les villes moyennes telles que Brest ou Angers représentent des opportunités d’investissement intéressantes.

Ces villes offrent des prix d’entrée plus accessibles tout en présentant une excellente profondeur de marché pour les petites surfaces, assurant ainsi une rotation locative fluide.

L’importance de la profondeur de marché

Une ville dotée d’une forte population étudiante et de jeunes actifs permet une plus grande flexibilité dans le choix des typologies de biens. Pour cette typologie de locataires, l’emplacement reste le critère numéro un : un logement situé à proximité immédiate des facultés ou des bassins d’emploi est la meilleure garantie contre la vacance locative.

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Evolution du financement et de la fiscalité

Stabilisation des taux et concurrence entre les banques

Les taux de crédit immobilier devraient se stabiliser dans une fourchette comprise entre 3 % et 4 %. Bien que le seuil des 3 % soit difficile à franchir à la baisse, une forte concurrence entre les banques profite aux emprunteurs, avec peu de refus de prêt constatés. Il est d’ailleurs conseillé d’emprunter durant le premier semestre, moment où les banques disposent de leurs enveloppes annuelles et se montrent plus agressives commercialement.

Analyser l’impact relatif du coût du crédit

La différence entre un taux à 3 % et un taux à 4 % représente environ 50 à 60 € d’écart par mois pour un prêt de 100 000 € sur 20 ans. Cette hausse est largement compensée par l’augmentation des loyers ces dernières années ou par la baisse du prix d’achat.

De plus, dans le cadre d’un investissement locatif, les intérêts d’emprunt sont déductibles, ce qui atténue l’impact réel du taux par rapport à un achat de résidence principale.

Le DPE comme levier de financement

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un critère central pour les banques dans le cadre de leurs politiques RSE. Elles proposent désormais des « taux boostés », entre 1 % et 2 % pour les résidences principales, pour les logements énergétiquement performants ou pour financer des travaux de rénovation thermique.

La fiscalité LMNP : une niche fiscale toujours attractive

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) demeure une solution d’optimisation intéressante en 2026, permettant souvent de ne payer aucun impôt sur les revenus locatifs grâce au mécanisme de l’amortissement. Bien que le cadre législatif soit sujet à débats, notamment concernant la limitation de l’amortissement pour certains types de locations, le régime réel reste très avantageux pour les investisseurs à crédit.
L’arbitrage entre meublé classique et résidences de services

La fiscalité est devenue un critère de choix aussi important que la rentabilité brute. Les résidences de services, et plus particulièrement les résidences étudiantes, peuvent s’avérer plus favorables que la location meublée classique dans certains scénarios, car elles permettent parfois de générer plus de revenus nets après impôts malgré un rendement brut affiché plus faible.
Cela fait 18 ans que j’évolue dans l’univers de la gestion de patrimoine et plus particulièrement de l’immobilier locatif. J’ai la chance qu’on m’ait confié le rôle de directeur délégué de Maslow, véritable bras armé digital du groupe. On entre dans une ère d’autant plus excitante et stimulante pour l’immobilier, et j’ai hâte de voir ce que Maslow nous réserve pour les années à venir.