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DPE 2026 : changements dans le mode de calcul

Dans cet article vous trouverez :
Réforme de la méthode du calcul du DPE en 2026 pour les logements chauffés à l'électricité

À partir du 1er janvier 2026, une évolution réglementaire majeure va modifier la manière dont les logements sont classés sur l’échelle énergétique du DPE. Publié au Journal Officiel le 26 août 2025, l’arrêté du 13 août 2025 revoit en profondeur la méthode de calcul du DPE, en particulier pour les logements chauffés à l’électricité.

Ce changement, attendu et largement discuté depuis plusieurs mois, repose sur l’adoption d’un nouveau facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire, désormais fixé à 1,9 au lieu de 2,3.

Cette révision technique, qui aligne la France sur les standards européens, aura des impacts concrets : de nombreux logements verront leur étiquette énergétique s’améliorer, certains sortant potentiellement du statut de passoire thermique.

Pour en savoir plus sur le DPE en 2026

DPE 2026 : révision du mode de calcul pour les logements avec chauffage électrique

Le diagnostic de performance énergétique ne se contente pas de mesurer la consommation réelle d’un logement (ce que l’on appelle l’énergie finale). Il calcule également l’énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie qu’il a fallu produire, transporter et distribuer pour fournir cette énergie finale à l’utilisateur. Ce passage de l’une à l’autre se fait grâce à un coefficient de conversion destiné à refléter les pertes liées à la production et au transport.

L’arrêté du 13 août 2025 vient réviser le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour les logements chauffés à l’électricité qui était à 2.3. Concrètement, pour 1 kWh d’électricité consommé, représentant l’énergie finale, il faut produire 2.3 kWh d’énergie primaire.

Cette mesure concernerait 7 millions de résidences principales qui gagneront 1 classe énergétique et 47 % des DPE dont le bien est chauffé avec de l’électricité. 850 000 logements considérés comme passoires thermiques vont être requalifiés d’une classe sur l’échelle du DPE, dont 35 % de logements étiquetés F et 32 % de biens G.*  

Les surfaces inférieures à 40m2 sont les plus concernées par cette évolution du calcul du diagnostic de performance énergétique, 41 % d’entre elles vont gagner une classe énergétique**.

*Chiffres Casam 2025

**https://www.economie.gouv.fr/actualites/un-nouveau-dpe-au-1er-janvier-2026-pour-favoriser-le-chauffage-electrique

Rappels sur la méthode de calcul du DPE

Depuis sa réforme en 2021, le nouveau DPE repose sur une méthode unique qui vise à modéliser le comportement énergétique d’un logement dans des conditions standardisées, indépendamment des habitudes de vie des occupants. Le DPE intègre principalement :

  • les caractéristiques du bâti : isolation des murs, planchers, toitures, qualité des menuiseries, ventilation, etc.
  • les systèmes énergétiques : chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, équipements de régulation et de programmation, etc.
  • la zone climatique et l’altitude

Le résultat prend la forme d’une consommation d’énergie primaire, exprimée en kWh EP/m²/an, à laquelle s’ajoutait un indicateur d’émissions de gaz à effet de serre (kg CO₂/m²/an). Les biens sont classés de A à G selon leurs performances :

Classe énergétique Consommation en kWh/m2/an Consommation en kgeq CO2/m2/an
A
< 70 kWh/m2/an
< 6 kgeq CO2/m2/an
B
entre 71 et 110 kWh/m2/an
entre 7 et 11 kgeq CO2/m2/an
C
entre 111 et 180 kWh/m2/an
entre 12 et 30 kgeq CO2/m2/an
D
entre 181 et 250kWh/m2/an
entre 31 et 50 kgeq CO2/m2/an
E
entre 251 et 330 kWh/m2/an
entre 51 et 70 kgeq CO2/m2/an
F
entre 331 et 420kWh/m2/an
entre 71 et 100 kgeq CO2/m2/an
G
>  420 kWh/m2/an
> 100 kgeq CO2/m2/an

Pourquoi cette réforme ?

Cette réforme trouve son origine dans la directive européenne 2023/1791, adoptée le 13 septembre 2023. Cette directive vise à renforcer l’efficacité énergétique dans l’ensemble des États membres et impose l’utilisation d’un facteur de conversion harmonisé de 1.9 pour les logements fonctionnant à l’électricité.

La France met donc fin à une particularité nationale qui pénalisait fortement les logements chauffés à l’électricité. Jusqu’ici, leur consommation était artificiellement majorée pour refléter les pertes liées à la production et au transport d’électricité.

Bon à savoir - Obligation du DPE collectif pour les petites copropriétés en 2026

Le DPE collectif devient obligatoire pour l’ensemble des copropriétés au 1er janvier 2026 et non plus seulement aux copropriétés de 50 lots et plus. Cette mesure, intégrée dans le cadre de la loi Climat et résilience, vise plus particulièrement les petites copropriétés dont le permis de construire date d’avant 2013.

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Comment tirer profit de la réforme du DPE au 1er janvier 2026 ?

La réforme du DPE, qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026, ne constitue pas seulement une évolution réglementaire : elle crée une fenêtre d’opportunité rare pour les investisseurs, en particulier ceux qui ciblent les biens à rénover.

Ce gain de classe énergétique permet aux logements G reclassés en E un répits face à l’interdiction de location de cette typologie de biens au 1er janvier 2025. Les logements classés E seront interdits dès janvier 2028 sans rénovation énergétique effectuée.

L’étiquette énergétique influence :

  • la facilité de location
  • le niveau de vacance locative
  • le montant du loyer (notamment en zone tendue)
  • la perception du confort par les locataires
  • l’accès à certains dispositifs fiscaux ou aides à la rénovation

Pour les propriétaires d’un bien entre F et G, la revalorisation d’une classe permet de réduire le montant des travaux à effectuer pour atteindre la classe minimale D hors des échéances d’interdiction.

En tant que propriétaire bailleur, vous pouvez bénéficier d’aides à la rénovation énergétique comme MaPrimeRénov’, dont le montant varie selon la région où est localisé le bien et la typologie de travaux à effectuer.

Si vous louez votre logement nu, les travaux de rénovation sont déductibles du revenu global et peuvent créer un déficit foncier reportable sur 10 ans à hauteur de 10 700 € par an, et 21 400 € pour les logements F ou G si les travaux permettent de réaliser un gain énergétique notable (dispositif exceptionnel en place jusqu’à fin 2026). 

Depuis 2020 j’apporte des conseils sur les placements financiers à mes clients et les accompagne dans le temps en répondant à leurs interrogations sur les sujets de la fiscalité, de la constitution et de la valorisation d’un patrimoine. En plus de proposer un service global sur la gestion de patrimoine, j’ai une spécialité sur les sujets de la transmission/succession.