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MaPrimeRénov’ : jusqu’à 34 000 € de perte sans rénovation énergétique

Après avoir identifié les villes où la croissance démographique s’accompagne, ou non, d’un parc immobilier performant, Maslow.immo publie ce jour ne nouvelle analyse inédite : le réel coût économique d’un mauvais DPE pour un investisseur locatif. 

Alors que le dispositif MaPrimeRénov’ a été relancé le 23 février et que les interdictions progressives de location des passoires énergétiques vont se poursuivent en 2028 et en 2034, l’étude révèle qu’un logement classé F ou G peut entraîner jusqu’à près 34 000€ de perte sur 10 ans pour un investisseur. La rénovation énergétique devient ainsi un critère financier déterminant dans la décision d’investir. 

Méthodologie

L’étude porte sur les villes françaises de plus de 30 000 habitants en croissance démographique et qui comptent des marchés locatifs actifs. Les données ci-dessous ont été croisées afin d’obtenir les hypothèses retenues, en cohérence avec les analyses de marché publiées par les Notaires de France, SeLoger et la FNAIM. 

  • Données DVF 2024 (transactions notariales)
  • Loyers observésen2025 
  • Horizon de détention : 10 ans
  • Indexation des loyers basée sur l’IRL long terme
  • Gel des loyers pour les passoires énergétiques (loi Climat & Résilience)
  • Décote énergétique graduée selon les études notariales “valeur verte”

MaPrimeRénov’ : un nouveau tournant pour l’investissement locatif

La trajectoire réglementaire est désormais claire : les logements classés G sont exclus du marché locatif depuis 2025, et le calendrier de la loi Climat & Résilience prévoit une interdiction des biens classés F en 2028, et enfin des E en 2034.

En parallèle, le retour de MaPrimeRénov’ remet la rénovation énergétique au centre des arbitrages patrimoniaux.  

Longtemps perçu comme un critère secondaire derrière la tension locative, le rendement brut ou la fiscalité, le DPE devient progressivement un déterminant central de valeur. Un bien mal classé n’est plus seulement énergivore : il est juridiquement contraint, financièrement exposé et potentiellement illiquide à la revente. 

Dans ce contexte, Maslow.immo a souhaité mesurer non pas le coût des travaux, mais le coût de l’inaction sur un bien classé F ou G.  

Un manque à gagner pouvant atteindre 34 000 € sur 10 ans

L’étude a menée par Maslow sur 168 villes françaises de plus de 30 000 habitants a permis d’écarter les marchés peu dynamiques et d’isoler l’effet strict de la performance énergétique. Ainsi, l’étude permet d’identifier 3 classements et lectures différentes, où le poids du DPE ne se manifeste pas de la même manière. 

TOP 10 #1 - Villes où le coût total sur 10 ans est le plus élevé (en €)

Ce classement mesure les villes avec le manque à gagner total sur 10 ans entre un T2 de 40 m² performant et un même bien classé F/G. Il intègre la perte de loyers et la décote à la revente. 

Ville Département Manque à gagner sur 10 ans
Levallois-Perret
92
34 032 €
Boulogne-Billancourt
92
32 674 €
Suresnes
92
28 553 €
Clichy
92
27 734 €
Malakoff
92
26 987 €
Asnières-sur-Seine
92
25 972 €
Saint-Germain-en-Laye
78
25 810 €
Nogent-sur-Marne
94
25 648 €
Meudon
92
25 535 €
Clamart
92
25 385 €

TOP 10 #2 - Villes où le DPE pèse le plus en % du prix d’achat

Ce classement mesure la part du capital investi dans le prix d’achat du bien qui est perdu sur 10 ans à cause d’un DPE F/G. Il montre dans quelles villes le DPE peut effacer jusqu’à près d’un sixième du capital investi. 

Ville Département Part du capital investi dans le bien
sur 10 ans
Roubaix
59
16,6 %
Creil
60
16.2 %
Sarcelles
95
15.9 %
Carcassonne
11
15.1 %
Garges-lès-Gonesse
95
15,1 %
Tourcoing
59
15 %
Lens
62
15 %
Saint-Étienne
42
15 %
Échirolles
38
14,6 %
Auxerre
89
14,3 %

TOP 10 #3 - Le DPE en années de loyers

Ce classement traduit le coût total du mauvais DPE en nombre d’années de loyers nets perdus sur 10 ans. Dans certaines villes, un DPE F/G peut représenter l’équivalent de plus de deux années complètes de loyers. 

Ville Département Nombre d'années de loyers nets
perdus sur 10 ans
Anglet
64
2,66 ans de loyers
Saint-Malo
35
2,57 ans de loyers
Six-Fours-les-Plages
83
2,47 ans de loyers
Levallois-Perret
92
2,44 ans de loyers
Bayonne
64
2,40 ans de loyers
Boulogne-Billancourt
92
2,37 ans de loyers
Saint-Raphaël
83
2,36 ans de loyers
Annecy
74
2,35 ans de loyers
Vannes
38
2,35 ans de loyers
Antibes
06
2,32 ans de loyers
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Rénover : un choix financier stratégique

La tension locative et les critères traditionnels ne suffisent plus à sécuriser un investissement. La performance énergétique conditionne désormais la capacité à louer, à indexer les loyers, à revendre et à valoriser un actif. 

À mesure que les échéances réglementaires approchent, la géographie de l’investissement locatif se recompose. A travers cette nouvelle étude, Maslow.immo met en lumière une réalité structurelle : la performance énergétique devient un levier de création ou de préservation de la valeur d’un bien.

Notre avis :

Le DPE n’est plus un simple indicateur réglementaire ou environnemental. Il devient un critère central d’arbitrage financier. Dans certaines villes, ne pas rénover peut coûter plus cher que rénover.

Le retour de MaPrimeRénov’ crée une fenêtre d’opportunité pour sécuriser la valeur des actifs avant que la décote ne s’accentue.